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Frac Normandie Caen

Implanté dans le centre-ville de Caen, le Frac Normandie Caen bénéficie de 650m2 d’espace d’exposition et dispose de plusieurs espaces spécifiques dans son bâtiment : La Fractory, salle de pratiques artistiques, le Frac show, dédié aux événements, Le Faitout, espace projets et la Documentation.

Le Frac Normandie Caen propose in situ un programme riche d’expositions : focus sur les œuvres de sa collection, invitation à des artistes pour des expositions monographiques ou collectives, cartes blanches à des commissaires d’exposition, artistes et théoriciens qui caractérisent le choix du Frac à maintenir un lien constant avec la création.

Grâce à ses nouveaux espaces, le Frac développe son offre de médiation en proposant de nouveaux projets ainsi qu’une offre de visites et d’ateliers conçus sur mesure pour chaque public.

Vue de l'exposition Dernier kilomètre, restitution de résidence de Marianne Dupain dans le parc du Château-Musée de Saint Germain de Livet, Frac Normandie Caen, 2020 © Marianne Dupain
Vue de l’exposition Dernier kilomètre, restitution de résidence de Marianne Dupain dans le parc du Château-Musée de Saint Germain de Livet, Frac Normandie Caen, 2020 © Marianne Dupain

Le Frac poursuit la diffusion d’œuvres en région et organise des expositions en partenariat avec des structures culturelles, collectivités ou lieux plus insolites. Des événements et rendez-vous avec celles et ceux qui font l’actualité de la création contemporaine sont proposés tout au long de l’année.

Le Frac poursuit son engagement de longue date de soutien aux artistes au plus près du territoire : de nombreux projets, résidences et parcours d’œuvres sont organisés chaque année avec l’objectif de soutenir les artistes jeunes et plus confirmés tout en favorisant des passerelles entre générations. Ces projets ont vocation à créer un réel maillage avec les acteurs du territoire. Dans cette même inflexion, le nouveau bâtiment se fera l’écho croisé d’artistes venus de toute l’Europe et de ceux qui émergent du territoire normand par des focus, des expositions et des rendez-vous spécifiques.

exposition dans les murs

Nous irons tous au paradis

Amélie Bertrand, "From Dusk Till Dawn", 2019 / Courtesy Semiose, Paris © Adagp, Paris, 2021 - photo : Aurélien Mole
Amélie Bertrand, "From Dusk Till Dawn", 2019 / Courtesy Semiose, Paris © Adagp, Paris, 2021 - photo : Aurélien Mole
23.10.21
06.03.22

Nous irons tous au paradis* sonne à la fois comme une échappatoire édulcorée et méditative, une envie de fuite teintée d’humour, une vision grinçante et acidulée d’une certaine décrépitude ambiante. « J’aime imaginer que, semblables à ces fameux trous noirs de l’univers, il y a des trous d’humour noir où se trouve l’antimatière à rire » disait François Morellet** dont l’œuvre Répartition aléatoire de 40 000 carrés ouvre l’exposition pour une géométrie joyeuse !

Un environnement spatial fait de tissus aux motifs abstraits et conçu spécifiquement par Bruno Peinado rythme un premier espace dans lequel des peintures et sculptures tout aussi abstraites se dévoilent au fur et à mesure de la déambulation. Des motifs moléculaires, organiques, voire des composés chimiques sont prétextes aux œuvres de Sylvie Fanchon, Roy Köhnke et Mark Geffriaud. D’autres œuvres, comme Medulla Tab de Marion Verboom, prennent corps à partir de mythes, traversent les époques et en expérimentent les matières. L’abstraction joyeuse et stellaire gagne les œuvres d’Antoine Duchenet, d’Ida Ekblad et de Samir Mougas. Haute en couleur et de forme improbable, la sculpture de David Renggli campe cependant l’idée d’un personnage, tandis que l’échelle
HAHAHA - ascension sociale d’Elsa Werth se pose comme un rire sans fin face à une tentative absurde d’ascension.

La série de dessins de Genêt Mayor opère un glissement vers une ouverture narrative des œuvres de la seconde salle. L’art, l’intime, la fête et même la mort y sont autant de sujets sublimés, détournés ou conjurés non sans humour par les artistes. Ainsi, le diptyque peint From Dusk Till Dawn, d’Amélie Bertrand, s’inspire-t-il du film d’horreur au titre éponyme écrit par Quentin Tarantino dans les années 90 et repris récemment dans une série télévisée à succès, plus connue en français sous le nom de Une nuit en enfer.

L’exposition se clôt par la diffusion du film Jonathan Livingston (2013) de François Curlet dont la bande originale fraîchement confiée à Xavier Boussiron et Marie-Pierre Brébant retrace le parcours sans fin d’un personnage égaré en rase campagne à bord de sa jaguar type E, transformée en corbillard.

* Titre du film d’Yves Robert sortie en 1977
** Citation : Catalogue d’exposition Musée Würth France Erstein, loc ; Cit. P.59

— Anne Cartel

Comité technique d'achat

Elisabeth Ballet
Artiste
Jérôme Cotinet-Alphaize
Curator, critique et historien de l'art
Andrea Rodriguez Novoa
Commissaire indépendante en architecture et en art contemporain
Membre consultatif : Jérôme Felin
Conseiller pour les arts plastiques, DRAC Normandie
Direction du Frac Normandie Caen

Contact

Frac Normandie Caen
7, bis rue Neuve Bourg l’Abbé
14000 Caen

info@fracnormandiecaen.fr
T. +33 (0)2 31 93 09 00

Heures d'ouverture

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