Vue du Plateau, photo Martin Argyroglo
Vue du Plateau, photo Martin Argyroglo

Frac Île-de-France

Le Frac Île-de-France mène une action de soutien à la création contemporaine et aux artistes via la production d’œuvres et la constitution d’une collection publique d’envergure internationale accessible à tous et assure la diffusion et la médiation de l’art contemporain sur tout le territoire de l’Île-de-France.

Dans cette optique, le Frac Île-de-France a pris le parti de développer un projet « multi-site » pour un ancrage au sein même des différents territoires de la région Île-de-France, pour diffuser la création contemporaine auprès de tous les publics, dans et hors les murs. À travers ses trois 3 sites, le Plateau, à Paris, le Château, à Rentilly et les Réserves, à Romainville, il présente des œuvres sur 3 types de territoires, à Paris, en petite et en grande couronne.

  • Le Plateau, Paris : un lieu d’expérimentation, production et soutien à la création contemporaine
  • Le Château, Rentilly : un cadre exceptionnel pour présenter la collection du Frac et des collections invitées
  • Les Réserves, Romainville : un site pour conserver la collection et la rendre accessible au plus large public

L’outil exceptionnel que constitue sa collection permet également au Frac de présenter des œuvres hors les murs, dans des lieux non dévolus à l’art, écoles, centres culturels et sociaux, hôpitaux : constituée de près de 2 000 œuvres, elle couvre l’ensemble des champs de la création. Elle est particulièrement axée sur l’émergence de nouvelles générations d’artistes, au développement des démarches d’artistes plus confirmés, à élaborer des ensembles représentatifs de certains artistes pour dépasser une vision ponctuelle de leur travail, à constituer un ensemble de dispositif d’exposition conçus par les artistes.

Céline Poulin © DR
Céline Poulin © DR

Mille et un plateaux

« Quand j’ai découvert l’annonce pour le poste de direction du Frac Île-de-France, je me disais justement que j’étais arrivée au bout de mon projet au CAC Brétigny et de tout ce que je voulais y développer. En tant que commissaire indépendante, j’ai beaucoup travaillé avec des collections, et une grande partie de nos recherches avec le collectif Le Bureau/ étaient liées aux questions de collection (« Uchronie, des récits de collections » « Le Syndrome de Bonnard », « P2P », etc.). Mon parcours dans la médiation et dans l’éducation populaire ont aussi fait que le Frac a été une structure évidente pour moi. La question du multisite m’a particulièrement intéressée car le projet que je portais au CAC Brétigny était un projet de territoire sur une agglomération, que la question de la diffusion de l’art dans des espaces non dédiés, et le fait d’aller à la rencontre de différents publics, avec des subjectivités différentes, étaient au centre du projet. C’était aussi au centre de mon projet curatorial pour le Parc Saint Léger – Hors les murs, aux côtés de Sandra Patron. J’aime beaucoup travailler en région Île-de-France, le foisonnement de la vie artistique, le fait que ce soit une région vraiment à la pointe de l’art tout en étant très diverse, entre ville et campagne, et que ce soit une région en mutation est très stimulant pour moi.

Le projet des « Mille et un plateaux » que j’ai conçu pour le Frac Île-de-France part de ces spécificités du Frac et de la région Île-de-France. Un des premiers axes est la question de la déhiérarchisation des espaces et des zones géographiques. Il est important pour un Frac de considérer chaque territoire de la même manière, c’est dans cette optique que j’ai imaginé les projets hors-les-murs avec une exposition multi-territoriale dans le cadre de programmes territoriaux. Ce qui compte également fondamentalement pour moi, c’est la déhiérarchisation des pratiques, c’est-à-dire que l’exposition est bien une pratique centrale, mais elle est tout aussi importante que l’atelier, le workshop, et d’autres moments de rencontre entre l’art, les artistes et tous les publics. C’est pourquoi le projet du Frac développera le lieu d’art comme un lieu de vie qui va répondre aux usages des personnes qui l’utilisent (artistes, théoriciens et théoriciennes, habitants et habitantes, enseignants et enseignantes, étudiants et étudiantes, élèves, etc.) pour que tout le monde puisse se sentir accueilli et bienvenu dans cet espace. Enfin, la question du respect des ressources (humaines, financières, écologiques) est essentiel. En réalité, tout s’articule, par exemple inscrire la médiation au cœur du projet artistique c’est aussi croiser les budgets, cela fait partie d’une stratégie qui est de mettre les artistes, le vivant au cœur du projet.

Dans les rapports avec le territoire, nous allons développer avec l’équipe des expositions multi-territoriales qui auront lieu à la fois aux Réserves, au Plateau et aussi chez des partenaires culturels, dans des lieux du champ social ou d’éducation populaire, de l’éducation nationale, etc. Ces expositions vont déhiérarchiser les espaces et les pratiques en mettant sur le même plan les expositions au Plateau et aux Réserves, mais aussi les expositions sur le territoire, des résidences d’artistes, des projets d’ateliers qui s’organiseront tous autour d’un sujet commun. […]

J’aime beaucoup l’idée d’œuvres activables dans la collection du Frac Île-de-France, et c’est quelque chose que j’aimerais que l’on poursuive et affirme, des œuvres « d’usage », qui peuvent être réactivées par les publics, ce qui nous permet aussi de penser l’acquisition en termes de diffusion, car c’est important de penser à qui la collection s’adresse. Je souhaite également que l’on développe la vidéo, qui est pour moi un médium de pointe de l’art contemporain, un médium très expérimental dans lequel on peut avoir une amplitude de styles différents, tout en participant à une éducation à l’image qui est essentielle, la vidéo étant partout dans notre quotidien. Le troisième axe, qui est un challenge pour l’institution, c’est de collectionner des pratiques de cocréation qui mêlent artistes, amateurs et amatrices, mais aussi évidemment de soutenir la création émergente, ce qui est un des rôles clés d’une collection de Frac.

Nous allons mettre en place au Plateau un espace de pratiques libres afin de développer l’approche de l’art non pas uniquement par la réception mais aussi par la pratique. Aux Réserves, nous aurons également un espace de pratique des arts plastiques pour les groupes, et l’idée est d’ouvrir le lieu à son quartier et de penser des expositions en discussion avec les grands enjeux contemporains, en montrant que notre collection dialogue avec ces enjeux de société. Le fait de considérer l’aspect artistique de la médiation, de coconcevoir des projets croisant artistes et publics est une prise de position forte pour moi en tant que commissaire. Il y a une jeune génération d’artistes qui pense actuellement les projets artistiques en lien avec les publics, et qui prône un art qui s’ancre pleinement dans la société, avec des artistes qui ont envie de jouer un rôle social (sans évidemment se comparer un instant au travail indispensable que font les acteurs sociaux). Il existe donc un chiisme entre un art isolé – un art pour l’art -, et un art qui s’ancre dans la société dans laquelle il est, c’est-à-dire un art qui pense ses moyens de production en termes humains et écologiques car cela implique de faire des projets construits dans le respect de chacun et de chacune. Parler d’écologie, c’est aussi travailler ces questions de recyclage, d’économie de moyens, de réutilisation, etc. au quotidien. Pareil pour la question de la relation de travail, c’est quelque chose qui se fait au quotidien.

Le Frac doit être un espace d’accueil, de rencontre, un espace social, dans lequel j’aimerais qu’on ait envie de venir de manière aussi décontractée que quand on va dans une bibliothèque, dans une médiathèque. Le Frac est vraiment pour moi, et c’est une conception que je partage avec la présidente du Frac, Béatrice Lecouturier, l’endroit de la rencontre avec tous les publics. »

— Céline Poulin, directrice du Frac Île-de-France

exposition dans les murs

Vieilles coques & jeunes récifs

22 rue des Alouettes - 75019 Paris

Jimmy Beauquesne, Swamp Fizzeling, 2022 © Jimmy Beauquesne
Jimmy Beauquesne, Swamp Fizzeling, 2022 © Jimmy Beauquesne

Le corps est au centre des préoccupations des sportifs mais aussi des scientifiques et des artistes, son adaptabilité et sa résistance faisant l’objet de tous les espoirs, à une période de transition globale. La science-fiction invente des mutations improbables et envisage la survie de l’humanité dans les contextes les plus variés. Les corps se transforment, en écho à la manière dont les sportifs et sportives peuvent parfois modifier leur métabolisme et leur physionomie pour accomplir des exploits. Les limites et les potentiels des corps et de ce qui les traverse irriguent le travail des artistes (œuvres de la collection du Frac et artistes invités) de l’exposition Vieilles coques & jeunes récifs, inévitablement habitée par la performance.

Les œuvres (œuvres de la collection, prêts d’œuvres et productions spécifiques pour l’exposition) présentes au Plateau ont cela en commun qu’elles suggèrent, explicitement ou non, que des transformations s’amorcent. Ces dernières prennent la forme d’exercices, d’entraînements (Camille Juthier, Taus Makhacheva), d’expérimentations et de mutations tantôt fructueuses tantôt soldées d’échecs (Ceylan Östrük), qui opèrent à différents endroits, du micro au macro de corps individuels et/ou collectifs plus ou moins fictionnalisés (Jimmy Beauquesne). Avancer ou revenir en arrière, s’étirer ou se recroqueviller (Eglė Budvytytė), c’est dans cette ambiguïté et cette latence que les œuvres qui habitent cet espace se situent.

Comme un sac réversible ou deux temps d’une même histoire non linéaire, l’exposition se visite du Plateau aux Réserves ou inversement, et les visiteurs et visiteuses sont invités à emprunter les chemins de lectures et d’interprétations qu’ils et elles veulent, en lisant, en regardant, en écoutant, en touchant, en s’asseyant sur ce qui est à disposition, bref à éprouver à leur manière ce qui les entoure.

— Céline Poulin & Alicia Reymond
Acquisition récente

Acquisition récente

Study on perspective II

Noémie Goudal
Study on perspective II
2022
Stéréoscope, visionneuse 3D, plaques acryliques, 7 vues stéréoscopiques
Tirage édition 36/50

Noémie Goudal, Study on perspective II, 2022 © Noémie Goudal / Adagp, Paris / 2023
Noémie Goudal, Study on perspective II, 2022 © Noémie Goudal / Adagp, Paris / 2023

Comité technique d'achat

Anna Colin
Curatrice et chercheuse
Céline Poulin
Directrice du Frac Île-de-France
Marie Cozette
Directrice du CRAC Occitanie
Daisy Lambert
Curatrice indépendante
Marie Voignier
Artiste

Administration

Béatrice Lecouturier
Présidente
Céline Poulin
Directrice

Contact

Frac Ile-de-France
Le Plateau
22, rue des Alouettes
75019 Paris

communication@fraciledefrance.com
01 76 21 13 41

Heures d'ouverture

Pendant
les expositions :
LUN
FERME
MAR
FERME
MER
14h - 19h
JEU
14h - 19h
VEN
14h - 19h
SAM
14h - 19h
DIM
14h - 19h
Fermé
les jours fériés
Restez informé des actualités de Platform