
Committed to its primary mission of building up a collection of contemporary art, the Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA has, over the last 40 years, assembled a living heritage representative of the most varied forms and expressions of contemporary art (painting, sculpture, (painting, sculpture, photography, video, installation) and now houses over 1,600 works. Every year, thanks to the help of dozens of partners 50% of these works of art are circulated in various locations (media libraries, schools, heritage monuments, etc.), both urban and rural. The Frac is located at the MÉCA in Bordeaux, in new premises 4,600 m2 of exhibition space, exhibition rooms, storerooms, workshops and rooms for experimenting with artists, professionals and the general public.
The Frac’s priorities are to work as closely as possible with artists and their work (through acquisitions, residencies and production grants) and for the general public, targeting schools and higher education establishments and higher education establishments, in the social field and for audiences far removed from art and culture, through in innovative ways: workshops, meetings, a digital platform for digital platform for creating virtual exhibitions and web-documentaries, but also editions to last beyond the news.

The Frac MÉCA collection includes more than 1,600 works in all media by French and international artists. The collection was built up in 1983 around a remarkable group of photographs that ‘re-enacted’ the history of twentieth-century photography (Diane Arbus, Henri Cartier-Bresson, Raymond Depardon, Walker Evans, etc.). In 1986, it opened up to international art (John Armleder, Katharina Fritsch, Cindy Sherman, Roman Opalka, Jeff Wall, Tatiana Trouvé, Jeff Koons, etc.) and was enriched by works with a strong social and political dimension (Allora & Calzadilla, Thomas Hirschhorn, etc.). From 2007 onwards, new impulses was given to the collection. More space was given to emerging artists from the French scene (Florence Doléac, Bertrand Dezoteux, Chantal Raguet, Bertille Bak, Raphaël Zarka, etc.). Finally, one of the new directions stemmed from a growing awareness of the absence of artists from Africa, despite the fact that the former Aquitaine region, and Bordeaux in particular, share a long history with the neighbouring continent. Omar Victor Diop, Amadou Sanogo, Sory Sanlé and Zanele Muholi have all recently joined the collection.
‘The Frac MÉCA is a living institution, a driving force behind artistic experimentation and hospitality for all audiences, adapted to the conservation and development of a collection in movement, an institution that is both a resource for artists and art professionals and a guarantor of territorial equity in the Region, capable of giving access to creation to a wide audience in the urban and rural areas that are the furthest from culture.
At once a place to live, a place of discovery, a place of action, a place of dissemination, a place of research and creation, a place of resources, a place of sensitivities and attentions, the Frac MÉCA is envisaged as an institution that manifests itself through artistic permanence in its vast regional territory, and reciprocally, as an institution where the multitude of worlds and territories explored by artists are intertwined’.
Elfi Turpin, Director

Exposition du 7 février au 30 août 2026
Ouverture du mercredi au dimanche de 13h à 18h (dernière entrée à 17h30)
Quand Virginia Woolf se penche sur les facteurs qui ont empêché l’accès des femmes à la production littéraire, elle clame dès 1928 la nécessité d’une chambre à soi[1] et d’une indépendance financière pour que s’exerce la création. Au milieu des années 1990, alors que Guillaume Dustan, fait rentrer les lecteur·ices dans sa chambre[2], faisant le récit de sa sexualité comme d’une pratique culturelle et politique, une génération d’adolescent·es, celle de la Bedroom Culture, celle qui se relie au monde depuis sa chambre via Internet, amorce une auto-éducation à l’image avec des jeux vidéo (en ligne), des proto-réseaux sociaux, des chaînes vidéos et d’autres plateformes d’échanges. La chambre et son écran connecté deviennent alors poreux à la virtualité en multipliant les accès aux mondes digitaux.
Avec l’arrivée des médias, de la télévision, du téléphone, d’Internet, de l’ordinateur portable, du smartphone, la chambre à coucher n’est plus seulement un lieu privé dédié au sommeil, et au rêve, elle devient un espace de communication, de production et de consommation. Les technologies finissent de dissoudre les frontières entre les sphères privée et publique, entre la vie réelle et virtuelle. On navigue, on lit, on écrit, on travaille, on chat, on achète, on email, on stream, on zoom, on s’émeut, on joue en réseau, on existe dans le cyberespace, depuis son lit. On est là et pas là en même temps, où qu’on soit, où qu’on aille. On élargit l’expérience de la virtualité. L’expérience de ce qui n’existe pas de manière matérielle, mais de ce qui est actif, de ce qui a un effet sur le réel, sur le monde physique, grâce à un support technique, mental ou psychique. Le cyberspace et le rêve ne sont-ils pas peuplés de créatures digitales, d’existences variables, de fantômes avec qui agir, converser, œuvrer, aimer, gouverner ?
D’une chambre à soi à la Bedroom Culture, en passant par le rêve et le cyberespace, cette exposition collective explore notre rapport à la virtualité, où se tisse un réseau de subjectivités et de désirs, et réunit des œuvres et des artistes qui naviguent avec fluidité entre ces différents mondes.
Exposition collective du samedi 7 février au dimanche 30 août 2026, sur un commissariat d’Elfi Turpin, réunissant les œuvres d’Assya Agbere, Absalon, Heidi Bucher, Marinette Cueco, Lou Fauroux, Dominique Gonzalez-Foerster, Donna Gottschalk, Konstantinos Kyriakopoulos, Laura Lamiel, Seulgi Lee, Lori, Ash Love, Nathalie Magnan, Beatriz Santiago Muñoz, Nam June Paik, Rosemarie Trockel, Madame Zo.

Plus de 50 artistes dans la ville
« À Melle, la 11e Biennale d’art contemporain se déploie en écho à l’arboretum qui ceint la ville. Comme une partition silencieuse, les arbres composent un paysage de forces lentes, de circulations invisibles et de bruissements patients — une énergie diffuse, calme mais persistante, qui traverse l’ensemble de la manifestation.
Réunissant les œuvres d’une cinquantaine d’artistes, dont une dizaine de créations originales réalisées pour l’occasion, l’exposition qui se déploiera de juin à septembre 2026 interroge les ambivalences d’un monde agricole préoccupé par l’eau, élément important de l’histoire locale de Melle. La Biennale résonne aussi avec une culture du vivre ensemble, de l’accueil inconditionnel, de la résistance et d’une pensée écologique située, incarnée et ouverte qui caractérisent la ville aujourd’hui. Les travaux des artistes exposés, issus d’horizons géographiques et culturels multiples, entreront en dialogue avec ce contexte spécifique, faisant de leurs expériences singulières le point de départ d’une réflexion partagée.
Comme une fable qui patienterait qu’une oreille vienne l’écouter, l’exposition envisage Melle comme une « ville-autrice ». L’ensemble des œuvres exposées révélera les nombreux récits dont les espaces investis sont porteurs : de l’Hôtel de Ménoc (ancien tribunal) aux églises romanes et au temple protestant, de l’arboretum aux anciens lavoirs, jusqu’aux jardins, parcs et places publiques. C’est cette situation de suspens que la manifestation entend rendre sensible, à travers des lieux mais aussi avec des habitant·es associé·es à la réalisation de certaines œuvres.
La Biennale revendique la force spécifique de l’art : non pas une puissance immédiate, mais la capacité à reconfigurer nos manières de voir, d’habiter et d’envisager le monde. »
Jan Kopp, artiste et commissaire de la 11e Biennale internationale d’art contemporain de Melle
MÉCA
5, Parvis Corto Maltese
33 800 Bordeaux, France
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T. +33 (0)5 56 24 71 36