exposition dans les murs

Vidéo Club

Affiche des expositions Plein Jeu #3 - Pirouettes et du Vidéo Club, 2022
Affiche des expositions Plein Jeu #3 - Pirouettes et du Vidéo Club, 2022
29.01.22
24.04.22

Vidéo Club
Delphine Gatinois, Andréa le Guellec, Thomas Lasbouygues
Du 29 janvier au 24 avril 2022
Vernissage le vendredi 28 janvier à 18h

Chaque année, le FRAC Champagne-Ardenne invite, en collaboration avec le FRAC Alsace et le 49 Nord 6 Est-FRAC Lorraine, trois artistes lié·e·s à la région Grand Est à présenter un film dans le Vidéo Club, le temps d’une exposition.

Delphine Gatinois
Née en 1985, Delphine Gatinois vit et travaille à Reims. Après plusieurs résidences de création et/ou expériences au Mexique et en Afrique de l’Ouest, la mobilité entre divers lieux est un des fondements de sa création. À la dimension sociale de ses recherches, elle associe une approche photographique transversale : elle chorégraphie des images et réalise des sculptures photographiques.
Avec la Marchandise du Vide, elle est lauréate du prix Mécènes du Sud en 2018 et la même année du Prix de la Nuit de l’Instant à Marseille.
Depuis 2016, elle travaille sur la Chauve Moisson et Trois sillons, deux corpus d'œuvres qui abordent la ruralité et le milieu agricole dans une échelle régionale pour le premier, internationale pour le second.
En 2022, elle poursuit ses recherches autour des pratiques et traditions régionales avec un premier chapitre dans la vallée de Thann (68) et un second à Givors près de Lyon. En parallèle, elle développera une nouvelle phase de recherches à Reims, pour chorégraphier l'image. Artiste associée à la Fileuse, c'est dans le quartier d'Orgeval, que ce projet prend corps.

La marchandise du vide
Vidéo réalisée en collaboration avec Jean Kassim Dembélé et Salif Zongo, danseurs et chorégraphes Maliens.

« L’Europe, le Sénégal, le Mali ? Une histoire complexe. Un trou noir dans lequel risque de se perdre celui qui cherche à voir de trop près…
(...) Delphine a les yeux ailleurs. Elle écoute dans la banalité inoffensive d’une phrase – si tu vas en France, ramène moi un container – la chronique annoncée de la fin prochaine de l’Afrique. Elle marche dans les rues de Dakar et de Bamako au milieu des carcasses de l’Occident. Partout, elle est accaparée par des déchets électroniques, des objets ménagers dépareillés, des jouets cassés, des fringues démodées… Marchandises-extrafricaines-entrées illégalement dans la vie des gens d’ici, ces objets morts dans la vie là-bas, s’amoncellent sur les étals d’un marché du vide et s’entassent dans les désirs de modernité de l’Afrique.
Pour nous parler de ces fantômes qui hantent ses promenades, Delphine assemble dans un lieu, de friperies en friperies, des objets désuets et obsolètes et les oublie, un temps… Lorsqu’elle les retrouve, elle les disperse, les transporte dans un autre quartier ou sur une scène. Elle les réorganise en costume-poids qu’elle essaye sur son propre corps, sur d’autres corps, sur des corps de danseurs. (...)
Alors, une autre histoire commence. Les corps de Zongo et de Jean, en costumes fabriqués de vide, dansent, sous nos yeux, l’histoire énigmatique de nos vies. » (Texte de Chab Touré, commissaire d'exposition)

Andréa le Guellec
Andréa Le Guellec est née en 1996 à Montmorency. Elle est membre de l'artist run space The Left Place/The Right Space à Reims, où elle vit et travaille. Diplômée de l'ESAD de Reims, elle est lauréate du Prix du club d'entreprises mécènes Prisme la même année et travaille entre autres à la réalisation d'un projet sonore collaboratif en partenariat avec le Centre national de création musicale Césaré. À travers la vidéo, l’installation et les dispositifs sonores, ses recherches questionnent la construction de l’identité et du corps social dans les territoires qu’elle investit. Associant références littéraires et culture populaire, elle construit des narrations à mi-chemin entre documentaire et fiction dans des terrains de jeux qui vont de la tour d’habitation à l’hippodrome, en passant par l’usine et le stéréotype de l’île déserte. Elle prend souvent l’environnement comme base visuelle d’un travail sonore et cherche à s’en approprier les caractéristiques pour puiser dans le quotidien ses fictions temporaires.

Covid David
Dans un paysage stéréotype d'île déserte, un protagoniste inexpressif erre dans une métaphore du confinement. Covid David questionne l'être-ensemble dans l'espace virtuel à l'heure où la pandémie redessine le tissu social. Il tente une représentation semi-fictionnelle de la crise, dans laquelle l'expérience de l'autre s'est vue repliée sur les réseaux sociaux. Dans ce collectif digitalisé, les identités se multiplient et il devient parfois impossible de distinguer le vrai du faux. L'esthétique du jeu vidéo nous plonge alors dans une extension du monde, interrogeant la possibilité de s'accorder sur une perception commune du réel.

Thomas Lasbouygues
Thomas Labouygues est né à Saint Maur. Diplômé de la HEAR / Haute école des arts du Rhin à Strasbourg en 2011, il est membre du collectif d’artistes PEZCORP, ainsi que du Conseil Artistique de l’espace d’art le Syndicat Potentiel. Ancien résident du Bastion XIV (Ateliers de la ville de Strasbourg), il travaille aujourd’hui dans son atelier du CRIC, sur le site de la Virgule à la COOP Port du Rhin. Thomas Labouygues développe ses recherches autour du récit, du langage et des outils de communication. Il réalise de nombreuses collaborations, des résidences et projets itinérants internationaux. Ce travail donne lieu à des installations, sculptures, réalisations vidéos, sonores, radiophoniques et des performances.
Depuis 2016, Thomas Labouygues enseigne en milieu scolaire et en lycées agricoles mais également lors d’ateliers publics à la HEAR ou à l’université de Strasbourg. Récemment il participe à la biennale Kochi-Muziris (2016), où il dirige l’exposition collective expérimentale Drift in Kochi avec les étudiants du Srishti Institute of Art, Design and Technology de Bangalore en Inde ainsi qu’à la 67éme édition de Jeune Création à la galerie Thaddaeus Ropac, Pantin (2017). En juin 2019 il construit le projet Vidéorama, studio de production vidéo streaming mobile avec la société de production audiovisuelle les Indépendants, le soutien de la région Grand Est, du festival Ososphère de Strasbourg, ainsi que du CNC. En juin 2021, il présente le projet Bystanders pour la 5e Edition de la Triennale Jeune Création au Casino, Luxembourg.
Sous le regard des tropiques
Sous le regard des tropiques est une vidéo contemplative. Une fiction construite avec la technique du « found footage », constituée de diverses sources vidéos (webcams et vidéo surveillance) prélevées sur internet pendant le confinement de 2020. On découvre un monde familier (villes, villages, grands espaces, paysages) déserté et débarrassé de l’humain.
Une nature morte, où nous contemplons cette absence, notre propre absence. Les villes deviennent des architectures inoccupées, abandonnées, pétrifiées : des ruines de notre civilisation contemporaine. Ces images évoquent et convoquent les films de science-fiction post-apocalyptique.
Les plans de cette vidéo sont traités comme des vanités : plans fixes, le temps est comme arrêté. La perception du mouvement se construit avec les variations de lumières et les angles de prise de vue. Cette absence humaine nous intrigue, nous apaise, nous fascine ou nous angoisse. Grâce à ces séquences prélevées est composé le panorama d’un autre monde.
Cette vidéo est un témoignage hors champ du confinement. Comme un miroir, elle questionne notre place de spectateur, à la fois regardeur et opérateur actif.
Faut-il chercher un autre monde ou prendre soin de celui que nous
habitons ?

  • Delphine Gatinois, Andréa le Guellec, Thomas Lasbouygues

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1, place Museux
51100 Reims

contact@frac-champagneardenne.org
T. +33(0)3 26 05 78 32

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