projets internationaux

Spacial City : an architecture of idealism · 2010

Milwaukee, Chicago, Detroit

Cao Fei, Whose utopia, 2006. Vidéo, couleur, son. Collection du frac ile-de-france. © DR
Cao Fei, Whose utopia, 2006. Vidéo, couleur, son. Collection du frac ile-de-france. © DR
05.02
26.12
2010

Spatial City: An Architecture of Idealism est la première présentation des collections des Fonds régionaux d’art contemporain aux États-Unis. Associant l’ensemble des Frac, cette exposition circulera pendant toute l’année 2010 entre trois villes du Middle West : Milwaukee, Chicago et Detroit.

L’exposition a été conçue sur un principe de carte blanche confiée à Nicholas Frank, responsable des expositions au sein d’Inova (Institute of Visual Arts) à Milwaukee et commissaire général de Spatial City. Elle réunit un ensemble international et multi-générationnel d’artistes - en faisant la part belle à ceux vivant en France- avec une quarantaine d’œuvres et une dizaine de programmations vidéos.

Nicholas Frank définit Spatial City comme un projet sur l’idéalisme, qui, s’il devait avoir une structure – une architecture-, serait comme une dynamique dialectique entre deux pôles, celui de l’optimisme et de la pensée utopique, et celui du cynisme, qui suit l’échec d’une révolution ou la perte d’optimisme face à la réalité pragmatique.

L’exposition a pour point de départ les travaux théoriques de Yona Friedman sur l’architecture. Dans le contexte de l’après-guerre, ces derniers ont influencé des générations de penseurs français et d’artistes conceptuels qui répondent à ses dessins comme à autant de constructions philosophiques dignes d’exploration, d’explication et de débats. Pour Nicholas Frank, si l’architecture est présente dans l’exposition, c’est moins en tant que pratique que
comme une manière d’envisager le monde. Ainsi, c’est avant tout la postérité de la pensée de Yona Friedman - selon, laquelle, notamment, la ville se fabrique avec l’expérience des habitants tandis que l’architecte propose une forme ou un cadre aux usages- qui traverse l’exposition.

Dans une scénographie adaptée et renouvelée à chaque étape de leur présentation, les œuvres de Spatial City offrent des situations qui laissent place au hasard dans la composition de leurs éléments ou à la possibilité d’une intervention du spectateur. Elles suggèrent une architecture anti-monumentale, adaptée à l’échelle des valeurs ou du temps humain. Si Spatial City s’ouvre avec les dessins éponymes réalisés par Yona Friedman au début des années 60, elle se termine par Sans titre (Labours 4) de Didier Marcel, moulage d’une terre fraîchement labourée et présentée au mur, comme un parcours entre ciel et terre.

Spatial City: An Architecture of Idealism a circulé entre trois villes du Middle West :
Milwaukee • 5 février-18 avril 2010 - Institute of Visual Arts (Inova)
Chicago • 23 mai-8 août 2010 - Hyde Park Art Center
Detroit • 10 septembre-26 décembre 2010 - Museum of Contemporary Art (MOCAD)

  • Lida Abdul, Elisabeth Ballet, Yves Bélorgey, Pierre Berdaguer, Marie Péjus, Monica Bonvicini, Jeff Carter, Maurizio Cattelan / Philippe Parreno, Jordi Colomer, François Dallegret, Peter Downsbrough, Philippe Durand, Jimmie Durham, Robert Filliou, Didier Fiuza Faustino, Yona Friedman, Martha Friedman, Séverine Hubard, Stefan Kern, Bertrand Lamarche, Didier Marcel, François Morellet, Sarah Morris, Juan Muñoz, Stéphanie Nava, Philippe Ramette, Kristina Solomoukha, Tatiana Trouvé, herman de vries, Stephen Wetzel.
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