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Josephine Meckseper

Née en 1964 à Lilienthal, (Allemagne). Vit à New York.

Josephine Meckseper, Natural history, 2011. Jet d’encre sur toile, armature de parapluie, technique mixte et acrylique sur parapluie, acrylique sur toile sur slatwall MDF blanc, 244 x 244 x 32 cm. Achat à la Galerie Timothy Taylor. Collection Frac des Pays de la Loire. © Droits réservés
Josephine Meckseper, Natural history, 2011. Jet d’encre sur toile, armature de parapluie, technique mixte et acrylique sur parapluie, acrylique sur toile sur slatwall MDF blanc, 244 x 244 x 32 cm. Achat à la Galerie Timothy Taylor. Collection Frac des Pays de la Loire. © Droits réservés
2020
Collection Frac des Pays de la Loire

Josephine Meckseper,
Natural history, 2011.
Jet d’encre sur toile, armature de parapluie, technique mixte et acrylique sur parapluie, acrylique sur toile sur slatwall MDF blanc,
244 x 244 x 32 cm.
Achat à la Galerie Timothy Taylor.
Collection Frac des Pays de la Loire. © Droits réservés

Josephine Meckseper grandit à Worpswede (en Allemagne), où depuis la fin du XIXe siècle s’est installée une communauté artistique d’avant-garde. Ce contexte, tout comme certains engagements politiques de membres de sa famille dans la RAF (Fraction armée rouge) et ses études au California Institute of the Arts à Los Angeles (CalArts) au début des années 1990 ont eu une influence déterminante sur son travail. En 1992, alors qu’elle y est étudiante, des émeutes sanglantes éclatent suite au verdict d’un procès libérant quatre policiers auteurs de violence sur un jeune afro-américain du nom de Rodney King. Josephine Meckseper filme alors ces émeutes qui deviennent une partie intégrante de la pièce qu’elle réalise alors.

Des images de révoltes urbaines sont depuis récurrentes dans les installations, photographies et films de l’artiste installée depuis aux États-Unis (elle vit à New York). La ville est d’ailleurs un important vivier : elle y puise différentes matières notamment celles issues des vitrines des magasins de la ville. En archéologue du temps présent, l’artiste prélève les reliques de nos vies modernes et les réorganise. Natural History, œuvre proposée par le Frac a été réalisée en 2011. La trame régulière d’un panneau d’agencement pour magasin sert de point d’accroches à divers objets : un parapluie peint (dont l’ossature a été extraite et replacée en contrebas), une photo d’une boîte de sous- vêtement pour homme, une peinture abstraite, un néon... Josephine Meckseper fusionne le langage esthétique du modernisme (trame et peinture abstraite) avec le langage formel de l’affichage commercial. Nous apparaît alors la charge symbolique de chaque objet, ici le parapluie ouvert aux couleurs du drapeau américain, l’image héroïsée d’un homme en sous-vêtement, la gestuelle d’une peinture abstraite. Les objets hétéroclites sont présentés juxtaposés comme le sont les sujets divers dans nos journaux : sous l’angle d’une chaotique organisation. « Les étagères, panneaux et vitrines présentent des collections hétéroclites d’éléments manifestement grotesques : des pseudo-biens de consommation. J’essaie de remettre en question des usages enracinés dans les journaux où des récits sur la guerre en Irak par exemple, apparaissent aux côtés de publicités pour des sous- vêtements. »

Les œuvres de Josephine Meckseper sont présentes dans des collections institutionnelles telles que le Brooklyn Museum ; le Frac Nord-Pas-de-Calais, Dunkerque ; la Kunsthalle de Brême, Allemagne; le Kunstmuseum Stuttgart, Allemagne; le Metropolitan Museum of Art, New York; le Migros Museum für Gegenwartskunst, Zürich, Suisse; le Museum of Modern Art, New York; le Museum on the Seam, Jerusalem; la National Gallery of Victoria, Melbourne; le Solomon R. Guggenheim Museum, New York; et le Whitney Museum of American Art, New York.

En 2019, Josephine Meckseper est invitée par le Frac des Pays de la Loire à présenter à Carquefou et au Hangar à bananes à Nantes, sa première exposition personnelle dans une institution française.

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