Acquisition récente

Sara Sadik

Née en 1994 à Bordeaux / Vit et travaille à Marseille.

Sara Sadik, Le monde chico, Lazuli, 2018. Achat à l’artiste. Collection Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA. Visuel : Lazuli © Sara Sadik.
Sara Sadik, Le monde chico, Lazuli, 2018. Achat à l’artiste. Collection Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA. Visuel : Lazuli © Sara Sadik.
2020
Collection Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA

Sara Sadik, Le monde chico, 2018.
Ensemble de 5 œuvres :
LMC, Animation 3D couleur et son, 1’27’’, édition 1/3.
Mercato, Vidéo couleur et son, 3’02’’, édition 1/5.
Mirinda Records, Fichier sonore, 3’13’’, édition 1/5.
Guerilla, Impression couleur sur bâche, 70 x 250 cm, édition 1/3.
Lazuli, Impression couleur sur papier, 150 x 100 cm, édition 1/5.
Achat à l’artiste. Collection Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA.
Visuel : Lazuli © Sara Sadik.

En 2018, Sara Sadik est diplômée de l’école supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux. Depuis 2015, son travail est présenté lors d’expositions collectives notamment à Karma International (Zurich, 2017), Occidental Temporary (Paris, 2015), Art Athina Fair (Athènes, 2017), Roodkapje (Rotterdam, 2018), Open’er Festival (Gdynia, 2017) et 221A (Vancouver, 2017). Elle a également réalisé de nombreuses performances : à l’Institut Suisse (Rome, 2015), à Triangle France (Marseille, 2016) et au Palais de Tokyo (Paris, 2019). En 2018, elle bénéficie de sa première exposition personnelle dans le showroom de la galerie Silicone à Bordeaux.

Mêlant dans sa pratique artistique vidéo, performance musicale, installation et photographie, Sara Sadik prend pour source d’inspiration la culture populaire des banlieues en questionnant sa représentation à travers des référents liés à la musique, la mode mais aussi les réseaux sociaux ou la science-fiction. Développant un corpus d’œuvres explorant les symboles esthétiques de la culture «beurcore» – celle de la jeunesse des quartiers populaires issue de la diaspora maghrébine, souvent exotisée ou méprisée –, l’artiste s’attache à la documenter et à en déconstruire les clichés, à travers fictions et mises en scènes dont elle est souvent l’une des interprètes. Au-delà des stéréotypes sur la banlieue et sur les populations d’origine maghrébine, ce sont les représentations de la masculinité du « jeune arabe de cité » qui semblent fasciner l’artiste et qu’elle se plaît à tordre et à refonder. Enfin, la ville de Marseille où elle réside apparaît non seulement comme une toile de fond quotidienne pour sa pratique mais aussi comme une inspiration première, d’ordre sociale et esthétique. (Martha Kirszenbaum)

Le monde chico, composé de cinq œuvres, est un projet d’anticipation inspiré de Patong 4000, un quartier situé dans la ville thaïlandaise de Patong, dans laquelle un groupe de jeunes issus de la cité des 4000 à La Courneuve a créé une reproduction de leur quartier d’origine. Explorant le concept de dimension parallèle, Le monde chico est une ville flottante sur laquelle des volontaires maghrébo-descendants sont invités à créer une nouvelle société. Ce projet porte le nom de « Projet QLF » qui signifie « Que la famille », slogan créé par le groupe de rap PNL, et utilisé par leurs fans comme un signe de ralliement et d’appartenance à un même groupe. Par le déplacement spatial du concept de « cité française » et en poussant la notion de famille au sens large, Le monde chico se veut comme une éventuelle solution au sentiment d’exclusion des jeunes des grands ensembles.

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