Acquisition récente

Peter Briggs

Né à Gillingham (Grande-Bretagne) en 1950. Vit à Tours.

Peter Briggs, Shelf Life #8, 1982-2020. Verres thermoformés, porcelaine acier émaillé, aluminium, cristal de plomb, marbre, plomb, acier, grès noir, cuivre, coquillage, cuir et obsidienne. env. 350 cm de long. Achat à l'artiste. Collection Frac des Pays de la Loire. © Droits réservés
Peter Briggs, Shelf Life #8, 1982-2020. Verres thermoformés, porcelaine acier émaillé, aluminium, cristal de plomb, marbre, plomb, acier, grès noir, cuivre, coquillage, cuir et obsidienne. env. 350 cm de long. Achat à l'artiste. Collection Frac des Pays de la Loire. © Droits réservés
2020
Collection Frac des Pays de la Loire

Peter Briggs,
Shelf Life #8, 1982-2020.
Verres thermoformés, porcelaine acier émaillé, aluminium, cristal de plomb, marbre, plomb, acier, grès noir, cuivre, coquillage, cuir et obsidienne. env. 350 cm de long.
Achat à l'artiste.
Collection Frac des Pays de la Loire. © Droits réservés

Né à Gillingham (Grande-Bretagne) en 1950, et formé au Hornsey College of Art, Peter Briggs s’installe en France en 1973. Il enseigne à l'École des Beaux-Arts de Tours. En 1976, il organise avec Jean-Marc Poinsot un symposium de sculpture auquel participent Jean Clareboudt et Barry Flanagan. Il a récemment présenté son travail dans de nombreuses institutions : Le musée des beaux-arts d’Angers, Le musée de Belfort, La Piscine à Roubaix, Le Frac Ile-de-France, Château de Rentilly, Le Château de Chaumont-sur-Loire ou encore La Friche Belle de Mai à Marseille.

Sculpteur, Peter Briggs se tient à l’écart des courants dominants et occupe une place particulière et atypique sur la scène contemporaine française et internationale. Dès ses débuts, marqué par un désir de prolifération, son travail s’organise en cycles souvent laissés volontairement incomplets sur lesquels il revient quelquefois des années après. Il expérimente en permanence des processus qui font naître des formes qu’il ne cesse ensuite de développer. Il puise dans l’histoire de la sculpture et des techniques qui y sont associées pour contextualiser ses travaux, réunis sous forme d’installations, d’accumulations, voire d’hybridations. L’artiste a recours à une multitude de matériaux : branchages, porcelaine, bronze, tissu, pierre... qu’il accumule, modèle et assemble, dans un fini harmonieux et inconstant.

Shelf Life #8, fait partie d'un vaste projet que l'artiste développe par étapes progressives depuis plusieurs années, présentant sous différentes formes des objets qu’il accumule depuis 40 ans. On y retrouve des souvenirs familiers et domestiques associés, modelés, retravaillés, transformés, des essais, échantillons et chutes ou d’autres formes qui n’ont pas trouvé d’aboutissement en tant que formes indépendantes. Verre, porcelaine, aluminium, cristal de plomb, marbre, plomb, acier, grès noir, cuivre, coquillage, cuir et obsidienne sont quelques-uns des matériaux accumulés sur cette étagère proposée par le Frac, témoignant de la constante recherche de ce sculpteur pour révéler les potentiels de transformation de la matière. Cet inventaire de formes, issus de l’atelier-laboratoire de Peter Briggs, livre pour lui «un récit en soi, un exercice dans une plasticité toute autobiographique.»

Cette proposition vient à la suite du sinistre d'une œuvre de Peter Briggs Black Visitation 1981 rentrée en 1983 dans la collection du Frac des Pays de la Loire, prêtée au Musée d'Issoudun où elle a été cassée en 2018 lors de l'exposition itinérante de l'artiste (Musée d'Angers, Musée d'Issoudun et la Piscine à Roubaix). Black Visitation malgré toutes les démarches du Frac n'est pas restaurable (le procès verbal du CA du 05/11/2019 et un dossier complet sont à disposition)et devra être annulée de notre collection. Pour être dédommagé, le Frac a fait des démarches auprès du Musée d'Issoudun avec l'aide d'une avocate mais n'ont abouti à aucun résultat.

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