Acquisition récente

Lebohang Kganye

Née en 1990 à Katlehong (Afrique du Sud). Vit et travaille à Johannesburg.

Lebohang Kganye, Ke Sale Teng, 2017. Film d’animation, 3’22’’. Achat à la Galerie Afronova. Collection Frac Réunion. © droits réservés
Lebohang Kganye, Ke Sale Teng, 2017. Film d’animation, 3’22’’. Achat à la Galerie Afronova. Collection Frac Réunion. © droits réservés
2020
Collection FRAC Réunion

Lebohang Kganye,
Ke Sale Teng, 2017.
Film d’animation, 3’22’’.
Achat à la Galerie Afronova.
Collection Frac Réunion. © droits réservés.

"Ke sale teng" confronte la façon dont les albums de photos de famille n'ont plus de récit fixe, mais nous mène plutôt à réinterpréter notre passé. Peut- être que ce genre de réinterprétation est une interrogation sur notre besoin de préserver un certain récit. Les albums photo sont disposés comme pour raconter des histoires de vie, témoigner, et construire des identités. Cependant, l'image n'est jamais complète, elle nous donne certains indices visuels, laissant à notre imagination le soin de compléter l'histoire.

« Plus je recherche mon histoire familiale, plus il devient évident que l'histoire familiale reste un espace de contradictions - c'est un mélange de vérité et de fiction. Parfois, nous nous appuyons sur les albums de famille pour comprendre ce que c’est qu’une famille. Mais souvent, l’on aboutit à un regroupement d'images « faites » ou « construites » qui ne rendent pas compte de tout. À travers l'utilisation de découpages de silhouettes de membres de sa famille et d'autres accessoires dans un diorama, le film confronte des histoires conflictuelles racontées à travers de multiples perspectives.

Lebohang Kganye est née en 1990 à Katlehong, en Afrique du Sud. Elle vit et travaille à Johannesburg.
L’artiste s’est formée à la photographie à la prestigieuse Market Photo Workshop, en 2009. Son parcours universitaire mêle l’apprentissage de différents médiums qui vont lui permettre d’élargir ses compositions artistiques tout au long de son processus de création. Elle poursuit en 2011 le Programme Avancé de Photographie de Johannesburg. Elle va progressivement s’intéresser à la sculpture, la performance, l’installation et la vidéo. Elle obtient un master à la Witwatersrant University en 2016. Kganye fait alors partie d’une nouvelle génération émergeante de photographes sud- africains. Sa première exposition individuelle sera le fruit de longues années de recherche sur l’histoire de la sa famille dans un contexte politique singulier : l’apartheid et le post-apartheid. Ces photographies deviennent pour l’artiste plus qu’un simple outil de rappel à la mémoire, elles témoignent de la construction d’une vie. Kganye explore, au travers de ses photomontages, des histoires fictives, associant éléments d’archives à son imaginaire, faisant ainsi émerger des personnages illusoires dans un nouvel univers.

Au cours de la dernière décennie, l’artiste a remporté plusieurs prix internationaux dont en 2015, le prix du jury des Rencontres de Bamako, en 2016 les prix CAP et Rise Art Global Artist of the Year, à Bâle. Elle a reçu le très convoité Sasol New Signatures Competition 2017, s’en est suivi une exposition individuelle au Musée de Pretoria en août 2018. L’artiste est finaliste du prix d’art Paulo Cunhae Silva en 2019. Elle a reçu le prix Camera Austria 2019, est finaliste de la Rolex Mento & Protégé Arts Initiative 2019. Elle a reçu le Tokyo international Photography Prize en 2019. Elle a été exposée à la Triennale de Yokohama en 2020.

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