Acquisition récente

Julie Béna

Née en 1982 à Paris.
 Vit et travaille entre Paris et Prague.

Julie Béna, Purple Unicorn, 2016. Cadre en métal à suspendre et tissus 102 x 160 x 3 cm Achat à la Galerie Joseph Tang. Collection Frac Normandie Caen. © Adagp, Paris
Julie Béna, Purple Unicorn, 2016. Cadre en métal à suspendre et tissus 102 x 160 x 3 cm Achat à la Galerie Joseph Tang. Collection Frac Normandie Caen. © Adagp, Paris
2020
Collection Frac Normandie Caen

Julie Béna,
Purple Unicorn, 2016.
Cadre en métal à suspendre et tissus 102 x 160 x 3 cm
Achat à la Galerie Joseph Tang.
Collection Frac Normandie Caen. © Adagp, Paris

Julie Béna, Eternal Beauty, 2018. Métal, ballon de yoga, livre, chaine en acier. Collection du Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA © Adagp, Paris. Photo Jean-Christophe Garcia.
Julie Béna, Eternal Beauty, 2018. Métal, ballon de yoga, livre, chaine en acier. Collection du Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA © Adagp, Paris. Photo Jean-Christophe Garcia.
2020
Collection Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA

Julie Béna, Eternal Beauty, 2018. Métal, ballon de yoga, livre et poème. Œuvre unique. Achat à la Galerie Joseph Tang, Paris. Collection Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA.
© Adagp, Paris. Photo Jean-Christophe Garcia.

Artiste plasticienne et performeuse issue de la Villa Arson (Nice) et de la Gerrit Rietveld Academie (Amsterdam), Julie Béna explore
la théâtralité féminine, les codes esthétiques de l’actrice de cabaret et la violence absurde de cette mascarade médiatique. Dans
un décor marqué par le modernisme, la musique et la mode rétro, l’artiste incarne et raconte des histoires fantaisistes et poétiques
peuplées de personnages fictionnels (Have you seen Pantapon Rose ?, 2017), interventions musicales et références littéraires. Son
univers fantasmagorique de jeu et de hasard se déploie dans des films, des installations et des performances. Structure métallique surmontée d’une balle de yoga transparente, Eternal Beauty est une forme abstraiteanthropomorphe en position assise, comme appuyée contre un mur. La sphère transparente en plastique est accrochée
par des petites chaînes au niveau de ce qui devrait être la tête de ce corps minimaliste mais qui ressemble surtout
à un œil surdimensionné. Ce globe oculaire géant est tenu par deux plans inclinés surmontées de piques parallèles
rappelant des cils féminins. Composée d’une douzaine d’éléments, Eternal Beauty s’assemble comme le kit d’un
mobilier à monter soi-même et à fixer au mur. L’ensemble alterne courbes et lignes droites dans un souci d’équilibre
entre horizontalité et verticalité. Cette sculpture-œil tout en transparence évoque le regard omniprésent porté sur le
corps féminin et le fantasme de la « beauté éternelle ». Ce cliché est désossé pour ne devenir qu’un cadre sans chair
et un oeil vide retenu par la petite chaîne, comme une laisse ou un accessoire sadomasochiste. Elle est calée au sol
par un livre sur le travail de l’artiste, It needed to be tender et to be whipped (Montez Press, 2017), et est accompagnée
d’un poème éponyme, écrit par Julie Béna. Le texte à la première personne semble énoncé par l’oeuvre elle-même :
« I am contemplating the world / and / all is dumb / and all is cosy / One feet down, one leg high ». Cette sculpture
prolonge l’esthétique des performances de l’artiste, inspirées par la culture de cabaret. Son modernisme s’inscrit dans
la continuité du courant De Stijl, que l’on retrouve dans les arts appliqués et le design enseignés à la Gerrit Rietveld
Academie où Julie Béna a étudié. L’artiste Michel Aubry s’est emparé, en 2009, de la chaise iconique bleue et rouge,
imaginée par le designer Gerrit Rietveld, pour créer Mise en musique du fauteuil de Gerrit Rietveld, 1919-2009, oeuvre
présente dans la collection du Frac. Eternal Beauty abandonne son fonctionnalisme pour devenir un objet ambigu
d’observation panoptique et creux, marqué par une figure de la féminité schématique et fantomatique.

visuel fourni par la galerie
visuel fourni par la galerie
2020
Collection Frac Normandie Caen

Julie Béna,
Purple Unicorn, 2016.
Cadre en Métal à suspendre et tissus, 140 x 170 x 3 cm.
Achat à la Galerie Joseph Tang.
Collection Frac Normandie Caen. © Adagp, Paris

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