Acquisition récente

Jean-Charles de Quillacq

Né en 1979 à Parthenay / Vit et travaille à Sussac. Diplômé de l’école des beaux-arts de Lyon et de la Weißensee Kun

Jean-Charles de Quillacq, Quillacq Ouverte, 2010. Peinture et sérigraphie sur poster de cinéma, 160 x 120 cm. Œuvre unique, Achat à la Galerie Marcelle Alix, Paris. © Jean-Charles de Quillacq. Photo Jean-Christophe Garcia
Jean-Charles de Quillacq, Quillacq Ouverte, 2010. Peinture et sérigraphie sur poster de cinéma, 160 x 120 cm. Œuvre unique, Achat à la Galerie Marcelle Alix, Paris. © Jean-Charles de Quillacq. Photo Jean-Christophe Garcia
2020
Collection Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA

Jean-Charles de Quillacq, Quillacq Ouverte, 2010.
Peinture et sérigraphie sur poster de cinéma, 160 x 120 cm.
Œuvre unique, Achat à la Galerie Marcelle Alix, Paris.
© Jean-Charles de Quillacq. Photo Jean-Christophe Garcia

Jean-Charles de Quillacq est un sculpteur, dont l’œuvre entretient une relation très forte au corps humain. Ses sculptures sont abstraites, ou au contraire reproduisent des portions de membres, des sensations, des gestes simples qui parlent de la corporalité dans nos sociétés – relations sensuelles, sexuelles, mais aussi domestiques et sociales. Depuis 2011, il travaille la résine époxy qu’il malaxe inlassablement comme une « matière psychique ». Il y incorpore d’autres substances comme de la nicotine, de l’urine, du viagra ou peut y souffler de l’encre bleue de stylos-billes. L’artiste montre souvent ses sculptures en invitant d’autres personnes que lui à prendre en charge leur exposition et accepte alors une certaine perte de contrôle sur les déviations potentielles que ces complicités engendrent.

Quillacq ouverte est le détournement de l’affiche de cinéma du film de Maurice Pialat, « La Gueule ouverte », réalisé en 1974. Jean-Charles de Quillacq a recouvert l’affiche de peinture blanche, pour ne laisser apparaître que le mot « ouverte », qu’il a surplombé de son propre nom. L’œuvre nous donne un indice quant à la sexuation possible des sculptures de l’artiste. « Quillacq est « ouverte » et non « ouvert ». La féminisation de l’adjectif semble illustrer l’universalité d’un orifice dans un corps mâle ou femelle et du plaisir qui peut découler de sa pénétration », comme le précise la galeriste et critique d’art Isabelle Alfonsi. Jean-Charles de Quillacq attaque de front certaines des binarités qui régissent le monde tel que nous le connaissons : être vivant/chose, masculin/féminin, sexuel/sensuel, dur/mou, grand/petit, utile/ décoratif, solitaire/social. Sauvage et désinvolte, la non-conformité queer de l’artiste s’affirme comme une stratégie visant à défier les lois moralistes du white cube, et sans doute celles de la société en général.

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