Acquisition récente

Chloé Quenum

Née en 1983 à Paris / Vit et travaille à Paris.

Chloé Quenum, Circuit I, 2014. Cuivre, verre, feuilles de Monstera deliciosa 4 x (100 x 70 cm). Œuvre unique, Achat à la Galerie Joseph Tang, Paris. © Chloé Quenum, Courtesy Galerie Joseph Tang, Paris. Photo Jean-Christophe Garcia
Chloé Quenum, Circuit I, 2014. Cuivre, verre, feuilles de Monstera deliciosa 4 x (100 x 70 cm). Œuvre unique, Achat à la Galerie Joseph Tang, Paris. © Chloé Quenum, Courtesy Galerie Joseph Tang, Paris. Photo Jean-Christophe Garcia
2020
Collection Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA

Chloé Quenum, Circuit I, 2014.
Cuivre, verre, feuilles de Monstera deliciosa 4 x (100 x 70 cm).
Œuvre unique, Achat à la Galerie Joseph Tang, Paris.
© Chloé Quenum, Courtesy Galerie Joseph Tang, Paris. Photo Jean-Christophe Garcia

Après des études consacrées au stylisme, Chloé Quenum entre à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (atelier de Claude Closky puis de Michel François). Elle poursuit un cursus sur l’anthropologie de l’écriture à l’EHESS. Elle est représentée par la galerie Joseph Tang (Paris) et a bénéficié de nombreuses expositions en France (Centre Pompidou, Fondation Ricard) et à l’étran- ger (Pays-Bas, Nouvelle Zélande, Cameroun).

À l’origine, les feuilles de philodendron dans ces cadres en cuivre étaient vertes, un vert émeraude qui évoque les forêts tropicales dont la plante est originaire, une couleur qui participe pleinement aux qualités ornementales de ces feuilles élégamment découpées qui oxygènent et décorent nos intérieurs occidentaux. Mais, après avoir été détachées de leur tige par l’artiste en 2014, elles se sont progressivement desséchées à mesure que la chlorophylle les quittait. L’eau, en s’évaporant, a réagi avec le cuivre et on perçoit aujourd’hui un dessin oxydé de la plante qui dédouble, comme une ombre, la silhouette brune de la feuille parcheminée. Le daguerréotype, premier procédé d’enregistrement photographique officialisé en 1839, était constitué de plaques de cuivre recouvertes d’argent sur lesquelles se déposait une unique image réalisée dans l’obscurité de la chambre photographique. Circuit I est à l’image de ce procédé : il enregistre les échanges physiques et symboliques que tissent ici le végétal et le minéral. Que ce soit avec un tapis iranien décoloré à l’eau de Javel (Circuit III) ou la présence de poissons tropicaux nageant dans un aquarium au sein de l’une de ses expositions personnelles, Chloé Quenum ne cesse d’inclure dans son travail des éléments exotiques. D’un abord volontairement décoratif, ses œuvres sont toutes dotées d’un sous-texte politique hanté par cette question : de quoi l’exotisme est-il l’envers ?

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