Acquisition récente

Carlos Martiel

Né en 1989 à La Havane. Vit à New York et à la Havane.

Carlos Martiel, Prodigal Son, 2010. Vidéo, couleur, sonore Durée: 2 '27'' Edition : 1AP of 2. Achat à l'artiste. Collection Frac des Pays de la Loire. © Droits réservés
Carlos Martiel, Prodigal Son, 2010. Vidéo, couleur, sonore Durée: 2 '27'' Edition : 1AP of 2. Achat à l'artiste. Collection Frac des Pays de la Loire. © Droits réservés
2020
Collection Frac des Pays de la Loire

Carlos Martiel,
Prodigal Son, 2010.
Vidéo, couleur, sonore Durée : 2 '27'' Edition : 1AP of 2.
Achat à l'artiste.
Collection Frac des Pays de la Loire. © Droits réservés

Carlos Martiel a été diplômé en 2009 de l'Académie nationale des beaux-arts «San Alejandro», à La Havane. Entre les années 2008-2010, il a étudié dans le Cátedra Arte de Conducta, projet de l'artiste Tania Bruguera. Les œuvres de Martiel ont été incluses dans la Biennale des Amériques, États-Unis; 4e Biennale de Vancouver, Canada; 14e Biennale de Sharjah, Émirats arabes unis; 14e BiennaleCuenca, Equateur; 57e Biennale de Venise, Italie; Biennale de Casablanca, Maroc; Biennale “La Otra”, Colombie; Biennale de Liverpool, Royaume-Uni; Biennale de Pontevedra, Espagne; Biennale de La Havane, Cuba.

Ma pratique artistique se concentre sur la création d'œuvres qui utilisent mon corps ; je m'appuie sur l'Art Conceptuel. Le lieu et le spectateur nourrissent aussi mon travail, ça me permet de visualiser les relations entre l'individu et les différents contextes dans lesquels le pouvoir opère. Le corpus de mon travail est dédié à l'exploration de thèmes sociaux, y compris la nature de l'existence, les traditions culturelles et les injustices sociales qui se produisent dans et au-delà de mon pays d'origine, Cuba. Les thèmes qui reviennent tout au long de mon travail comprennent des histoires de racisme, de genre, d'immigration... Je me sens engagé à communiquer les problèmes qui affectent la dignité des différentes communautés dans le monde, c'est une des sources de mes recherches. À travers mon art, je critique les valeurs de l'Europe occidentale par lesquelles l'Amérique a été colonisée, spécifiquement les pratiques de racisme et de xénophobie institutionnalisées qui ont marginalisé, ségrégué, exterminé des groupes non blancs opprimés, y compris des immigrants latins et des Caraïbes aux États-Unis et des immigrants africains en Europe. Je porte aussi une attention particulière à la lutte des sans-papiers.

Prodigal Son 2010 est une œuvre que j'ai créé en m'appuyant sur l'expérience de mon père, qui a été policier puis militaire toute sa vie. Il a consacré toute sa vie à la cause révolutionnaire mais actuellement il est totalement déçu. Pour ce travail, j'utilise les médailles que le gouvernement lui a données pour ses mérites patriotiques pendant ses années de service. Par cette vidéo, je souhaite évoquer la situation d'abandon dans laquelle vivent un grand nombre de Cubains. Attendant toujours que le gouvernement reconnaisse les sacrifices que le peuple cubain a consenti pendant des décennies depuis le triomphe de la révolution cubaine. Ce travail fait référence à la valeur intrinsèque des citoyens cubains, dont le mérite réside dans leur propre existence, dans notre manque économique, dans notre douleur silencieuse, et non dans les vêtements, apparats symboliques allusifs au pouvoir ou dans nos actions collectives face au gouvernement. Ce travail se réfère à la façon dont le gouvernement cubain gère ses relations avec les gens qui pensent différemment. Le seul moyen d'intégration de quelqu'un qui
n'est pas d'accord avec le gouvernement, c'est de dégrader sa vision de la vie. Il n'a pas d'autre choix que d'accepter ce qui est proposé comme réalité : servilité, adulation d'un système dépassé, auto-humiliation de ses principes. Parce que dans le projet de la révolution cubaine, il n'y a ni dialogue ni reconnaissance avec l'opposition ou tout simplement avec les gens qui pensent différemment
(Extrait de la présentation de Carlos Martiel)

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