Acquisition récente

Alexandra Bircken

Née en 1967 à Cologne, Allemagne. Vit et travaille à Berlin.

Alexandra Bircken, 4SR, 2017. Combinaison de moto, clous, 152x164x14cm. Achat auprès de la galerie St Herald, Londres. Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine. © droits réservés.
Alexandra Bircken, 4SR, 2017. Combinaison de moto, clous, 152x164x14cm. Achat auprès de la galerie St Herald, Londres. Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine. © droits réservés.
2019
Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine

Alexandra Bircken,
4SR, 2017.
Combinaison de moto, clous, 152x164x14cm.
Achat auprès de la galerie St Herald, Londres.
Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine. © droits réservés.

Formée au stylisme au St. Martins College à Londres, Alexandra Bircken coupe, sépare, détache, déchire et démembre autant qu’elle coud, tisse, tricote et assemble. Ses expérimentations avec les matières sont une étude du corps, et de la peau en tant qu’organe, habit, structure cellulaire, frontière d’une extrême vulnérabilité entre l’intérieur et l’extérieur. Par là, l’artiste met au cœur de sa pratique sculpturale le corps et ses enveloppes. Masculin ou féminin, intact ou blessé, tendre ou agressif : s’y déploient les métamorphoses les plus variées du corps humain, dont sont révélés les points forts comme les faiblesses.

"Nous avons l’habitude de percevoir nos corps et les objets comme un tout, avec une couche, une housse. Et le choc n’est pas loin quand ce revêtement qui protège, habille, cache et représente est absent ou coupé en deux et se révèle. C’est curieux, non ? Je m’intéresse à la structure, à la nature, à la fonction qui devient alors visible. Qui recèle une vérité. Une authenticité. Quand on fait une incision dans la peau, on peut la recoudre. Le corps guérit et fonctionne de nouveau. Mais il reste une cicatrice qui rappellera la blessure pour toujours. Le corps est alors autre. Je suis autre."

Considérés par certains comme des fétiches, ces combinaisons de motards qui ont vécu un accident, et dont fait partie 4SR, sont présentées comme des restes d’une mue. Si elles intéressent l’artiste, c’est justement parce que se sont imprimés sur cette seconde peau (souvent faite de cuir animal) la forme du corps, sa posture et ses accidents ainsi que toutes les traces nées de l’interaction entre l’humain et la machine.

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