Acquisition récente

Lubaina Himid

Née en 1954 à Zanzibar (Tanzanie). Vit et travaille à Preston (Grande-Bretagne).

Lubaina Himid, Naming the money, 2004-2008. Œuvre sonore, durée variable. Achat à l’artiste. Collection Frac Réunion. © Lubaina Himid, vue d’installation CAPC Bordeaux.
Lubaina Himid, Naming the money, 2004-2008. Œuvre sonore, durée variable. Achat à l’artiste. Collection Frac Réunion. © Lubaina Himid, vue d’installation CAPC Bordeaux.
2020
Collection FRAC Réunion

Lubaina Himid,
Naming the money, 2004-2008.
Œuvre sonore, durée variable.
Achat à l’artiste.
Collection Frac Réunion. © Lubaina Himid, vue d’installation CAPC Bordeaux.

"Naming the Money" (2004), est une œuvre fondamentale de Lubaina Himid. Elle se compose d’une centaine de silhouettes en contreplaqué peintes qui donnent vie aux serviteurs africains représentés auprès de leurs maîtres comme faire-valoir dans la peinture européenne des XVIIe et XVIIIe siècles. En extrayant ces esclaves de scènes dans lesquelles ils étaient les symboles de la richesse et les marqueurs du statut social de leurs maîtres, Lubaina Himid leur redonne non seulement un corps mais aussi un nom et une capacité d’action collective. Employés comme céramistes, herboristes, fabricants de jouets ou encore dresseurs de chiens, ils nous racontent, sur fond sonore mêlant musique et texte, leurs identités changeantes, passant de leurs noms et métiers africains aux nouveaux noms et professions qui leur sont imposés dans les cours royales européennes. Legs récent de l’artiste aux Musées de Liverpool, Naming the Money élargit l’expérience de l’esclave à celle de tous les « migrants », dont les identités personnelles sont défaites et refaites selon les pressions exercées par les forces politiques et économiques mondiales.

Lubaina Himid est née en 1954 à Zanzibar, en Tanzanie, d’un père Comorien et d’une mère Anglaise. Installée au Royaume Uni depuis sa toute petite enfance, elle vit et travaille à Preston, où elle enseigne l’art contemporain à l’université du Lancashire. Figure de proue du British Black Art dans l’Angleterre des années 1980, Lubaina Himid développe depuis 40 ans une pratique qui combine projets artistiques, curatoriaux, constitution d’une archive et enseignement, dans laquelle elle interroge la marginalisation de la diaspora noire dans la société contemporaine.

Son travail a fait l’objet d’expositions monographiques récentes aux MRAC Sérignan et au CAPC Bordeaux (2018-2020), au Frans Hals Museum, Haarlem, et New Museum, New York (2019) ; au BALTIC center for contemporary art, Gateshead (2018) ; à la Walker Art Gallery, Liverpool, au Badischer Kunstverein, Karlsruhe (2017). Sa vaste rétrospective conjointe à Spike Island, Bristol et au Modern Art, Oxford en 2017, ainsi que sa participation à l’exposition The place is Here à Nottingham Contemporary lui vaudront d’être nominée pour le Turner Prize 2017, qu’elle remporte cette même année. En 2021, elle fera l’objet d’une rétrospective majeure à la Tate Modern, Londres.

Restez informé des actualités de Platform